Les experts du climat ont publié le vendredi 6 avril 2007 à Bruxelles un diagnostic alarmant des impacts du réchauffement climatique, à l'issue d'une nuit de discussions où plusieurs pays -- Etats-Unis, Chine notamment, ont contesté leurs conclusions : voici ce que l'on pouvait lire le 7 avril 2007 au matin après la fin des travaux qui se sont déroulés à Bruxelles et qui réunissaient la crème des chercheurs de la planète.

Sans tomber dans le catastrophisme, il faut se persuader que la situation est grave et nous, qui pratiquons "une autre pêche" basée sur une approche technique différente mais aussi sur un comportement où l'éthique fait office de fil conducteur, nous devons en être persuadés. Rien ne sera plus comme avant. Tout au plus et si ce n'est déjà fait, une prise de conscience urgente doit amener chacun d'entre-nous à avoir un autre comportement. Sur un forum auquel je participe régulièrement, je rappelai à de jeunes pêcheurs que dans mon département, le Var, durant les 20 premières années de ma jeunesse, la rivière passait à 200 mètres de la maison familiale. Deux à trois fois par an, elle passait même...dans la maison (jusqu'à 1,20m d'eau dans la cuisine. C'est dans cette rivière que j'ai pris au toc (vers de terreau) ou au vairon manié mes plus belles truites. Est-il utile de préciser qu'à l'époque personne n'aurait imaginé qu'un jour on déverserait des truites de pisciculture pour satisfaire des viandards qui se disent pêcheurs. Aujourd'hui, cette rivière est à sec 8 mois de l'année. On peut multiplier les exemples à l'infini de ce que les dérèglements climatiques produisent comme méfaits. De la même manière, à la pêche on se gargarise aujourd'hui en clamant bien haut que l'on pratique que no-kill et en s'estimant ainsi définitivement quitte avec les modifications comportementales qui doivent être les nôtres. Et bien moi, je n'hésite par à affirmer que je préfère de beaucoup un pêcheur qui prélève quatre ou cinq poissons dans une saison et qui se révèle totalement respectueux du milieu aquatique à un ayatollah du no-kill comme j'en croise si souvent parmi les moucheurs (je pratique aussi la pêche à la mouche) et pour qui le no-kill est d'abord une posture. Adeptes du no-kill que je vois souvent remettre des poissons à l'eau de telle manière que les chances de survie sont réduites à la plus simple expression. Nous devons nous battre contre les pollueurs, nous devons avoir comme seul objectif de défendre le milieu aquatique, source de vie, dont la préservation règle presque totalement les problèmes que rencontre aujourd'hui la pêche. Nous devons être exigeants avec tous les responsables d'APPMA ou de Fédérations qui s'installent dans le confort d'une position de pseudo-notables. Mais avant toute chose, nous devons être sans concession avec nous même car au-delà des incantations proférées par certains écologistes de salon, c'est par nous, par nous seuls, citoyens de la planète que viendra le salut. Nous sommes les adeptes "d'une autre pêche". Soyons aussi les exemples d'une "autre attitude" face aux périls environnementaux qui frappent à notre porte. Ce n'est qu'à ce prix que l'on peut espérer sauver ce qui peut encore l'être et puis le meilleur moyen de se faire entendre n'est-il pas de donner l'exemple !
Denis Jolivet.
Un milieu aquatique sain, c'est une flore et une faune riches et variées ; ce sont des poissons, des insectes, des algues, des oiseaux, des arbres, des mammifères, des fleurs.. . vivant dans et autour de I'eau. Ils jouent tous un rôle essentiel pour l'équilibre des écosystèmes aquatiques, équilibre indispensable pour faire face aux multiples dégradations dont ils sont l'objet.. .
Cette vie est le reflet de la qualité de I'eau et des milieux aquatiques.